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Neïla Skoth

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MessageSujet: Neïla Skoth   Mer 27 Nov - 20:16

Neïla Skoth
« Je veux un pays de solidarité, et pas d'abandon. »







  • Classe : Alpha de la meute d'Imolan
  • Âge : J'ai 85 ans, mais il semblerait que je n'en fasse que 22 ...
  • Cercle & Ville : Amalpa. La boutique se trouve à Arget.
  • Métier : Je tiens une boutique dont l'enseigne précise "Thés et épices", mais qui sert d'herboristerie à l'occasion. Ce n'est pas grand-chose, mais j'aime ce que je fais.
  • Famille : Première lycan de ma famille, et sans doute la dernière.





Psychologie

La vie est ironique. J'ai toujours été aveugle, depuis ma naissance ; ceux qui en éprouve de la pitié m'ont donc toujours fait rire. Ceux qui mettent un point d'honneur à ne pas utiliser le verbe "voir" en ma présence sont encore plus drôles. En revanche, je n'ai jamais supporté qu'on me relègue au second plan sous prétexte que je ne voie pas comme tout le monde ... Et cette pitié malvenue m'a apprit très tôt que le plus efficace pour lutter contre les clichés, c'était le propos incisif. Mais rassurez-vous, on ne me trouve que si l'on me cherche ...
Je suis également très attachée à ceux que je considère comme mes proches, d'abord parce que je ne supporte pas l'abandon. Et puis lorsque j'étais malade, j'ai sincèrement cru mourir ... Et comme je suis encore en vie, je compte bien profiter le plus possible de ceux qui me sont devenu chers. L'adage se trompe : Ça n'arrive pas qu'aux autres.
En devenant la seule femme Alpha et l'une des première, j'ai pris sur moi de renforcer encore le tranchant de mes mots.

Certains diront donc que j'ai mauvais caractère ; ils ont tout faux. Je cherche juste une façon de rivaliser avec la testostérone sans en venir facilement aux griffes. Après tout, la vie est aussi une comédie. Tout le monde porte un masque. Le mien est particulièrement bien ficelé ; quand je me sens fragile, je me rabats sur l'ironie. Quand mes émotions me submergent, je m'empresse de m'isoler. Tout ce que je dis, tout ce que je fais est soigneusement calibré pour empêcher les autres de me voir comme je me vois ; ma logique conclut que puisque l'on m'a abandonnée, je ne suis juste pas digne d’être aimée. De là, toutes mes relations sociales et affectives sont tendues ; selon les personnes, je me retrouve ou hypersociable ou hyperagressive. Je suis convaincue qu'aucune relation ne peut durer, et paradoxalement, je multiplie les efforts pour être estimée de toute ma meute en m'oubliant moi-même. Je doute souvent de mes décisions. Pourtant, je me suis interdit de me montrer faible ... surtout devant mes loups. Ma plus grande peur ? Ne pas être à la hauteur.


Physiologie

Étant blonde, je suis l'une des premières à rire des plaisanteries portant sur cette catégorie : de l'auto-dérision, j'en ai, et il vaut mieux. Cela évite la dépression. Mes cheveux sont longs jusqu'à ma taille, et suffisamment raides pour que je puisse en faire ce que je veux. Malgré mes difficultés visuelles, je ne porte jamais de cane, ou de bandeau : j'ai toujours détesté porter quelque chose d’inutile. En fait, pour savoir que je suis aveugle, il faut avoir connu mes parents ou se rendre compte que je ne fixe jamais un point avec précision. Le tatouage dans mon dos pourrait surprendre, car il n'aurait aucune signification pour une personne "lambda". Quoi d'autre ? ... Niveau taille et poids, je pense être plutôt dans la moyenne ... c'est assez étonnant, d'ailleurs. Dans mes souvenirs, mes parents étaient plutôt petits, l'un comme l'autre ... Mais pas au sens littéral.
Pour tout ce qui est vestimentaire, mes goûts sont assez variables. Je sais m'adapter aux circonstances, mais j'ai une préférence pour les hauts plutôt amples. Et je déteste autant les jupes que les corsets, les bas et tout ce qui ressemble de près ou de loin à des chaussures.


En ce qui concerne ma forme lupine, et bien ... c'est me mettre une sacré épine dans la patte que d'exiger des précisions ! Je n'ai jamais demandé à personne de me décrire sous cette forme, alors je ne saurais pas vous dire de quelle couleur sont ma fourrure et mes yeux, et encore moins la taille de mes crocs. En revanche, je crois avoir deviné que je ne suis pas la plus grande de la meute ...


Histoire



Je n'aime pas en parler. Pas du tout. Peut-être parce qu'il nécessite de raconter mon ancienne vie, que je considère comme totalement révolue aujourd'hui.



Mes premiers souvenirs remontent à la boutique. Elle était tenue par mon père, et par son père avant lui, et il en était ainsi depuis de nombreuses générations. L'odeur de l'encens, des vieux livres ... le contact des plantes, le goût du thé qui flottait dans l'air ...
Les premiers souvenirs laissent facilement place aux suivants ... Beaucoup moins drôles. Je n'avais que trois ans quand mes parents ont mis fin à leur relation. Ma mère, devenue célibataire, a sombré dans des abysses de ténèbres. Elle n'aurait jamais pu s'occuper d'une enfant classique ... alors une enfant malvoyante, avec toutes les conditions que cela impliquait ... inutile d'y songer. Mais j'adorais mon père !
En revanche, tout s'est compliqué quand une nouvelle femme est arrivée, une femme qu'il a épousé. Calvaire. Le seul mot qui me vient à l'esprit pour décrire la façon dont a tournée ma vie. Je soupçonnais même belle-maman de faire exprès de changer les objets de place, de réaménager la maison toutes les semaines : elle savait pertinemment que je me cognais dans les murs, qu'il fallait que tout soit toujours rangé au même endroit.
"C'est ma fille, voyons ! Je suis sûre que ça va marcher. Tu pourrais ... – Non, je n'en veux pas ! Je ne suis pas sa mère !" Ce type d'échange était devenu courant, dans la pièce située au-dessus de la boutique qui nous servait de salon. "Je ne veux pas l'élever ! Pourquoi tu ne veux pas la placer en orphelinat ?!"

Oui, l'orphelinat. C'est suffisamment drôle pour être raconté : chaque personne qui vous prend en charge vous dit qu'elle vous aime, mais aucune ne vous le montre.

Et de mon côté, je recherchais désespérément l'attention de mon père.Il aurait dû s'occuper de moi, n'aurait pas dû me préférer cette femme ... et pourtant, c'est ce qu'il avait fait. Et cela me mettais en colère. La psychologie nous l'enseigne : une personne abandonnée jeune possède par la suite un besoin insatiable de contact humain et d'affection. C'est une tentative désespérée pour éviter d'être à nouveau abandonnée.

A six ans, première véritable adoption. Ma nouvelle maman s’appelait Thérésa. De son point de vue, j'étais une petite fille adorable qui adorait qu'on la prenne dans ses bras. Je l'enlaçais tout le temps. J'adorais qu'on me montre que je comptais aux yeux de quelqu'un. Mais lorsque j'ai eu treize ans, j'ai reçu une lettre. Mon père m'avait retrouvé, et il s'était ravisé. Dans mon esprit, s'il avait fait ces efforts, c'est qu'il m'aimait peut-être enfin. Pour faire un choix, j'ai donc fugué de ma famille d'adoption.

Mais ma belle-mère, après que j'ai cassé un vase en porcelaine mal placé, m'a dit une chose que je n'aurais jamais pu oublier tant elle m'a blessé ... "Tu pourrais pas te trouver des yeux !?" Je ne sais pas vous, mais moi, je trouve qu'on peut difficilement faire plus constructif. De là, une nouvelle dispute a éclatée. Mon père a de nouveau pris son parti tandis qu'elle lançait absolument toutes mes affaires hors de la demeure.

Il ne m'a plus jamais revue. Il n'était plus mon père : il m'avait laissé tombé une fois de trop. Aujourd'hui, mes sentiments pour lui oscillent entre la culpabilité et la haine. Je ne peux m'empêcher de me demander, parfois, s'il m'a laissée pour une bonne raison ... peut-être n'étais-je pas digne d'être sa fille.


A dix-sept ans, sans argent et sans domicile, on n'a pas des milliers de solutions. Je ne m'étalerais pas sur la période passée dans la rue, mais ... Se faire accueillir par le premier homme venu, même quand il a trente ans de plus, m'avait paru une solution viable. Et assez paradoxalement, je crois que les trois années que je passais avec lui furent les plus satisfaisantes de toute mon ancienne vie.
Seul bémol : je n'ai jamais supporté, je ne supporterait jamais ceux qui fuient leurs responsabilités. Et lorsque ma maladie m'a été déclarée, c'est ce qu'il a fait. Il a fui, lâchement, comme mon père avant lui. Le plus drôle ? C'est à cet homme que je la devait, cette maladie. Vérole. Les humains sont pathétiques, pas vrai ?


L’hôpital fût le pire moment de ma vie. Je haïssais toutes ces bonnes sœurs qui prétendaient faire acte charité. Leur discours sur la pénitence, leur compassion toute feinte et leur foi en laquelle je ne croyais pas. Je haïssais la souffrance qui irradiait mon corps. Et rien à faire. Je me haïssais. Mais ... tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir, pas vrai ? Très drôle ...

Toutefois, il y avait là un médecin plutôt particulier. Je n'ai jamais su à quoi il ressemblait, physiquement parlant. En revanche, je sentais qu'il avait quelque chose de .. spécial, sans parvenir à l'expliquer. Appelez ça un pressentiment. Me blesser quasi-mortellement ... Quand j'y repense, je pourrais en mourir, oui : de rire. Me blesser quasi-mortellement n'était plus difficile, étant donné l'état dans lequel je me trouvais.
Selon le médecin, j'avais une sacré volonté pour être encore en vie à cet instant. Je me voyais mal lui dire, à l'époque, ce qui me tenait en vie : l'espoir que mon père tente de savoir ce que devenait ma vie, qu'il apprenne que j'étais mourante, qu'il vienne me voir ... Je n'attendais que ça. La haine me tenait en vie. Je voulais pouvoir déverser ma haine sur lui.

Je cru n'en avoir pas le temps. Les souvenirs sont plutôt flous ... je sais que ce médecin m'a blessé. Je sais que la douleur n'avait jamais été aussi forte, que j'ai souhaité mourrir plus que jamais. Je sais également que j'entendais la voix du médecin, lointaine, comme un écho étouffé par des litres d'eau. Je ne me souviens même plus d'avoir sentit la morsure.
.....


Pour moi, un nouveau départ avait été annoncé. J'apprenais vite. Pas étonnant : pour une fois que l'on prenait la peine de m'apprendre quelque chose, et sans me mettre à la porte !

En quittant ma condition d'humaine, les notions d'Alpha, d'Oméga, de Meute ... tout cela était abstrait pour moi. Mon propre corps me semblait tout faire pour que je disjoncte. Mon odorat, mon ouïe et mon toucher avaient toujours été plus développés que chez les personnes dites "ordinaires", afin de compenser mon handicap. La transformation les décupla encore, à tel point que j'en avais des mots de tête. Et puis, après quelques années, quelques choses d'étrange se produisit : il me semblait que je parvenais de plus en plus à discerner les formes des objets, des gens. Même mon tempérament différait. Les premières décennies, je cherchais constamment la bagarre.

J'avais développé une sorte de vénération pour le médecin ... qui tout compte fait, était bien plus que cela. L'Alpha. Je n'aurais pas pu le considérer comme le père que je n'avais pas eu : je le respectais bien trop. Je le respectais tellement que la simple idée de la contredire était pour moi une aberration. A ce propos, je me souviens d'un jeune loup qui avait le don de me scandaliser ... violent, arrogant. L'Alpha avait fini par choisir de l'exiler, ce que j'interprétais comme une très bonne décision. J'appris un peu plus tard qu'il était Alpha à son tour, et étonnement, qu'il prenait soin de sa meute. De vous à moi, je le pense sérieusement plus à sa place là-bas. Il n'était pas fait pour rester éternellement soumis.

Enfin ... le jour le plus triste de ma vie fini par venir : L'Alpha mourut.
Pour ne rien arranger, il fallut que l'Epsilon prétende à le remplacer. Ce que je ne pouvais pas tolérer : après mes déboires, je m'estimais plus ou moins au point lorsqu'il s'agissait de savoir sur qui compter. Et je savais pertinemment que j'étais plus forte que lui ...


Vient maintenant une dernière question. Pourquoi ai-je rouvert une boutique "Thés et épices" ? C'est plutôt stupide : uniquement pour faire mieux que mon père ! Ce ne sera pas difficile ...








  • Orientation sexuelle : Hétérosexuelle.
  • Côté cœur : Moi, en couple ? Ben voyons ... Vous me direz, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. Pour le moment, j'ai donc résolu d'être une imbécile.
  • Rêve/but : Protéger ma meute, jusqu'à ma mort ... je ne vois pas meilleur but que celui-là.
  • Crédit avatar : Seraphina, Fanart de Rachel Anderson.
  • Pouvoir(s) : Télépathie de groupe, clairvoyance.









De l'autre côté du miroir

  • prénom/pseudo : Marie. pour les surnoms, mon frère va de p'tite plume à pupuce en passant par choupinette -_-"
  • Age : 19 ans, née le 24 décembre.
  • Comment as-tu connus le forum ? Par un certain Haru W. Tanaka flanqué de ses collocs et ses frères sur un autre forum Wink.
  • Quelque chose à dire ? Sérieux, je peux ? Alors ... "Pour la plupart des hommes, se corriger consiste à changer de défauts" ! Et puis j'aime les cœurs <3



Dernière édition par Neïla Skoth le Mer 4 Déc - 3:18, édité 1 fois
Arezki Jär
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Soleïsam


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MessageSujet: Re: Neïla Skoth   Mer 27 Nov - 22:59

Bienvenue sur le forum ! *o*

Bon, ben comme tu le sais tout est bon ! <3 Tu es donc validée ô Alpha. ♥

Je te suggère de passer par >ici< pour répondre aux demandes de rp ou poster la tienne. Je te suggère le même lien si jamais tu souhaites qu'un sous-forum boutique et/ou logement apparaissent. ^^

_________________

Neïla Skoth

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